ALFA
Accueil    Publicité    Liens    Album photos    Documents    Agenda    Evènements    Contactez-nous
www.journalfa.ca
 
Novembre 2010

Farha et Zahwa, El Djezair


Le Ballet National Algérien a tiré un feu d’artifice au Théâtre Maisonneuse à Montréal. Smail Benamara, ambassadeur d’Algérie au Canada, a réussi son pari de programmer cette fête en l’insérant dans la prestigieuse programmation du FMA.

Farha et Zahwa, El Djezair
De g à d : Samia El,Imad Boukhezar,Meriem Boukhezar,Adlan Boukezar, Anis Boukezar, Asma Bounab se sont déplacés, en groupe, pour assister à la prestation du Ballet National (Ph alfa)

À l’extérieur de la salle, Joseph Nakhlé, le directeur du Festival du Monde Arabe, contemplait la foule s’engouffrer dans le vaste Théâtre Maisonneuse. Admirablement située, en plein cœur de la place des Arts, facilement rejoint par le métro, il a permis aux spectateurs d’origine algérienne – et pas seulement eux – de se rendre au spectacle dans les meilleurs conditions. Sur scène, nul autre que le théâtre national algérien dans sa virée nord-américaine. La troupe composée d’une vingtaine de danseurs et danseurs a interprété diverses danses et compostions de toutes les régions d’Algérie. Dans de superbes costumes et tenues, les éléments du ballet ont enchaine, tour à tour, de délirantes interprétations qui ont su emporter l’adhésion de la foule. La danse kabyle a déchainé la salle : bravos et youyous, à tout rompre, ont empli la grande salle de salves tonitruantes. Si le Ballet Nation Algérien a pu se produire, c’est parce que l’Ambassadeur d’Algérie au Canada, Smail Benamara, n’a pas voulu laisser passer l’occasion. Il a sollicité la collaboration de Joseph Nakhlé qui, prit au débotté, a quand même su réagir à une demande qui arrivait bien tard. Le Ballet National Algérien ne figurait pas dans la programmation originelle et il a fallu quelques cabrioles pour l’insérer parmi les autres spectacles qui, eux, étaient prévus depuis longtemps.

Air Algérie a donné le feu vert pour le déplacement du ballet. Près de vingt cinq personnes ont embarqué pour Montréal, opération facilitée par le fait que le FMA se tienne à la basse saison pour la compagnie aérienne.

Le Ballet a terminé sa prestation par un classique, jamais démodé. À l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962, la chanson Farha et Zahoua a été le tube de l’été. Tous les cafés la programmaient sans arrêt, sans jamais que personne ne soit fatigué de l’écouter.

Les spectateurs, emballés, spontanément, se sont mis debout et ont fait aux danseurs et danseuses une standing ovation qui a soulevé une salle qui mesurait, à sa réponse instantanée, combien étaient forts les liens qui l’attachaient à un pays dont la majorité des membres de la communauté ne l’ont quitté que contraints et forcés.







Mustapha Chelfi
Mise en ligne :10/11/2010



 
Tous droits réservés au Journal de la communauté maghrébine
www.journalfa.ca

Conception et réalisation RACHIDIA INC.