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Juin 2010

L'Italie, ciao bella

Une défaite historique. La squadra azura quitte le Mondial avant même d’être parvenue au huitième de finale. Dur à digérer

L'Italie, ciao bella
Nicolino Bucci au café Lina (ph alfa)

La Slovaquie, dans le gotha mondial du football, n’est pas réputée être un foudre de guerre. L’Italie, par contre, est réputée être une équipe dure à cuire, qui grignote ses adversaires au fil des minutes, qui exerce une pression énorme sur la défense adverse grâce à des contres imprévisibles autant que meurtriers. Quant au catennacio, c’est les Italiens qui l’ont inventé.
Pourtant face à la Slovaquie, d’entrée de jeu, les Italiens ont trainé la patte tandis que les Slovaques montaient à l’assaut des buts adverses avec une maestria que devaient leur envier, in petto, leurs compétiteurs. Robert Vittek, en particulier, virevoltait autour des bois de Marchetti, revenait à la charge, tirait, reprenait de volée jusqu’à ce que le résultat soit là : à la 25ème minute, le joueur slovaque marquait un superbe but que n’a pas pu capter Marchetti. C’était un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Au café Lina, rue Jean-Talon, croisement Cartier, les jurons bien sentis ont fusé. Les joueurs italiens, acculés, ont semblé se ressaisir mais les Slovaques étaient décidé à inscrire un second but pour se mettre à l’abri d’une possible riposte des Italiens qui ne jouent jamais aussi bien que lorsqu’on leur marche sur les crampons. Malgré la gifle reçue, la formation italienne jouait au pousse-ballon avec un schéma tactique basique qui ne correspondait pas du tout à la situation.
Après la fin de la première mi-temps, et au retour des vestiaires, les changements de joueurs et l’adoption d’un 4-4-2 bienvenu améliora la circulation du ballon mais n’affecta pas grandement le rendement des joueurs. Malgré quelques belles occasions de Di Natale et Quagliarella, les Italiens tournaient en rond tandis que leurs adversaires, postés en embuscade. Kopunek, qui venait de faire son entrée, tentait un lob – réussi – qui portait le score à 3 à 1, à la 90ème minute de jeu. Quagliarella rendait, à son tour la politesse, au gardien slovaque à la 92ème minute. Les carottes étaient cuites et les joueurs italiens, tête basse, regagnaient les vestiaires, visiblement hébétés d’avoir été douchés de la sorte.



Mustapha Chelfi
Mise en ligne :24/06/2010



 
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