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Juin 2010

La Grèce me blesse

Après avoir résisté longtemps à l’Argentine, la Grèce s’est effondrée sous un score – 2 à 0 – qui aurait pu être plus lourd

La Grèce me blesse
Konstantine Kouremenos, gérant du Cozmos (ph alfa)

Au café Cozmos, à mdi et demi, il y avait de la pénombre et quelques seniors – vraiment des seniors – qui éclusaient des bocks de bière fraiche ou buvaient - clairon - des bouteilles d’eau glacée. Dans la salle qui peut contenir 150 personnes, seules douze vieillards pépiaient dans la langue de leur enfance dont la sonorité ressemble à celle des plages qui lèchaient les plages de leur enfance, du côté de Santorin ou Thessalonique. Pour Konstantine Kouremenos, le gérant du Cozmos, un café légendaire de la communauté hellénique, l’Argentine est prenable si Maradona commettait l’erreur d’aligner l’équipe no 2 plutôt que celle des Messi, Milito, Veron et consorts. Les joueurs de l’équipe no 2 auraient plus tendance à avoir peur des cartons jaunes, ce qui pourrait profiter à la Grèce. Las, Diego Maradona aligne toutes ses stars, à l’exception de Higuain, maintenu en réserve pour les 1/8 de finale.

Vers 14 heures, changement de décor. Des jeunes, garçons et filles, ont bruyamment envahi la salle, commandé des brochettes et de la salade, ont sifflé des boissons à gosier grand ouvert. Les vieux, comme toujours ont fait place aux jeunes et se sont tassés sur les côtés pendant que la partie s’engageaient, timidement d’abord puis de plus en plus vite. Les Grecs, procédant par contre-attaques fulgurantes, n’avaient toutefois pas les moyens de leur politique faisant s’égarer plusieurs balles qui, si elles étaient arrivées à destination, auraient pu faire la différence. Les Argentins de leur côté – à part Messi – pratiquaient un football laborieux, fait de manque d’inspiration et de feintes éventées. Le sociétaire du Barça, par contre, semblait s’amuser comme un fou, driblant, s’infiltrant, passant, tirant. Un véritable feu follet qui attirait les défenseurs sur lui, libérant de toute surveillance les attaquants argentins.

Malgré le rythme de métronome imposé par l’Albiceleste, les joueurs grecs se jetaient sur toutes les balles, sans réussir malheureusement à mettre la balle au fond des filets. Les joueurs argentins semblaient attendre la faille, la brèche dans la défense, la confusion, la perte de sang-froid. L’énorme pression argentine – face à une équipe grecque qui ne voulait pas céder un pouce de terrain – finit par faire éclater la dernière ligne de défense hellénique. Sur une hésitation fatale des bleus et blancs, Demichelis piqua la balle au fond des filets adverses. C’était la 78ème minute et le travail de sape des virevoltants joueurs argentins avait fini par porter ses fruits. Dix minutes plus, tard Palermo alourdissait la facture. À 2-0, les Argentins se débarrassaient d’une équipe grecque qui n’avait pas les éléments qui auraient pu prendre en défaut les hommes de Maradona qui jouent presque sans réfléchir et marquent presque immanquablement.



Mustapha Chelfi
Mise en ligne :22/06/2010



 
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