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Avril 2010

Michel Venne : Viellir ensemble au Québec


Selon la revue Le Doyen, le recensement de 2006 a montré que la population du Québec avance en âge, la proportion que représentaient les 65 ans ou plus au sein de la population québécoise a atteint un niveau record de 14.3%, alors que les moins de 15 ans n’ont jamais été aussi peu nombreux. On prévoit qu’en 2020 un Québécois sur cinq aura 65 ans ou plus. Des statistiques de la population vieillissante du Québec, qui semblent inquiéter à plus d’un titre et à plusieurs niveaux. L’Institut du Nouveau Monde, dont la mission consiste à encourager la participation citoyenne et de renouveler les idées au Québec, s’est penché sur cette question en mettant en place, depuis l’automne dernier, un nouveau projet : Les cafés des âges et les rendez-vous des générations. Michel Venne, directeur de l’Institut du Nouveau Monde, nous livre les tenants et les aboutissants de cette démarche et invite la communauté maghrébine à participer au débat du vieillissement de la société québécoise parce que l’enjeu est de taille. Pour lui, l’instauration d’un dialogue entre les générations, les différentes régions et les diverses communautés culturelles pourrait aboutir à la construction d’un nouveau pacte social qui tienne compte de tous les besoins de la société québécoise.

Michel Venne : Viellir ensemble au Québec
Michel Venne : "Le vieillissement Une question importante et central pour l'avenir de la société québécoise" (ph alfa)

alfa : Pourquoi organiser «des cafés des âges» pour se préoccuper de la question du vieillissement de la société québécoise?



Michel Venne : Parce que justement, c’est une question importante et centrale dans l’avenir de la société québécoise. La société québécoise est encore une société relativement jeune, mais dans les trente prochaines années, ça va être une des sociétés, dans le monde, qui va vieillir le plus rapidement, d’un seul coup, à cause de l’effet baby-boomer. Une cohorte de la population née dans les années 50 en particulier, était très nombreuse et a fait moins d’enfants que la génération précédente. Cela a crée un déséquilibre dans les générations. On n’est pas les seuls à avoir vécu ça en occident, mais on l’a vécu très fortement. Les baby-boomers vieillissent, atteignent 60 ans et plus, ils vivent plus longtemps en santé, à cause des progrès de la médecine, des progrès technologiques, de la nutrition et de la qualité de vie qui s’est améliorée. Le deuxième phénomène qui explique ce vieillissement, c’est qu’on fait moins d’enfants et l’âge médian de la population augmente. On n’est donc plus âgé et on va vieillir rapidement dans les dans les 30 prochaines années et cela va susciter beaucoup de changements. Ça va tout changer, d’abord, dans les rapports entre les vieux et les jeunes. Parce que les vieux vont être plus vieux et les jeunes changent d’une cohorte à une autre en fonction de la technologie. Si on se définissait par la technologie, moi je suis né en 1960, je suis un enfant de la télévision ; mon fils qui est né dans les années 90, c’est un enfant du Ipod. Alors, c’est clair qu’on ne communique pas et on ne s’informe pas de la même manière. Nos univers culturels sont différents. Le sien est beaucoup plus large et mondialisé. Les relations entre les vieux et les plus jeunes seront complètement bouleversées parce que les jeunes sont plus jeunes et les plus vieux sont plus vieux. De plus entre les deux, il y a maintenant cinq générations qui se côtoient. Ce n’est plus comme dans le temps où il y avait l’âge de la jeunesse pour apprendre, l’âge adulte pour la vie active et enfin la retraite. Tout cela a complètement éclaté. Les relations entre les générations vont donc changer et la seule façon de faire en sorte que ces relations ne soient pas des relations d’affrontement mais de solidarité et de collaboration c’est d’instaurer et de favoriser le dialogue.

Lles rendez-vous des générations, leur premier rôle consiste à favoriser ce dialogue entre les générations, d’où l’appellation et le café des âges, constitue la première étape de ces rendez-vous des générations. Ce qui va changer aussi, c’est le travail, l’aménagement des villes, l’éducation et l’économie. Tout cela va changer compte tenu du fait qu’on vive plus longtemps et qu’on fait moins d’enfants.



alfa : Selon les statistiques, une grande proportion de la population âgée de 60 ans et plus, les baby-boomers, est encore sur le marché de l’emploi, elle est donc en contact avec la modernité et la technologie, peut-on concrètement parler de vieillissement?



Michel Venne : C’est justement l’un des changements qui est entrain de se produire. Ce n’est pas parce qu’on atteint 60 à 65 ans qu’on prend ou qu’on voudrait prendre sa retraite, ou qu’on soit obligé de la prendre. C’est une dimension avec laquelle on va devoir composer. Il y a des personnes en âge de la retraite, mais qui continuent de travailler. D’une part, c’est positif parce qu’ils possèdent une expertise et un savoir qu’ils devraient transmettre aux plus jeunes ; d’autre part, en étant encore à l’emploi, est-ce qu’ils empêchent les plus jeunes d’accéder à cet emploi ? C’est une manière simpliste de voir les choses, ce n’est pas mathématique, la vie est certainement plus compliquée que ça. Comment va-ton faire donc pour que les jeunes puissent accéder à l’emploi et avoir leur place et permettre aux plus vieux de rester sur le marché de l’emploi ? Comment réconcilier ces deux droits au travail et à la dignité, comment réconcilier ces deux volontés qui pourraient s’affronter. Ou bien on laisse se développer des mentalités de groupes d’intérêt où chacun essaye d’aller chercher son morceau du gâteau, ou bien on instaure un dialogue entre les différentes générations. Et, c’est le but des Rendez-vous des générations de trouver des modalités de compromis et de complémentarités entre les générations.



alfa : Dans ce nouveau pacte social, comment compose-t-on avec les nouveaux arrivants et les perspectives d’emploi, y-aura-t-il une place pour les nouveaux arrivants, particulièrement ceux issus de la communauté maghrébine?



Michel Venne : D’abord dans le débat sur la démographie et le vieillissement de la société québécoise, toutes les personnes qui vivent au Québec sont concernées, qu’on soit immigrant ou Autochtone, ça ne change rien. Ce qui change c’est plutôt l’approche différente des relations entre les générations, dépendamment qu’on soit de tradition musulmane, catholique, bouddhiste ou autre. Selon que l’on vienne d’Afrique, d’Asie ou d’Europe, on peut avoir une autre façon de concevoir, par exemple, le rôle de la famille.



À l’intérieur de cette société québécoise il y a un pluralisme de vues sur la manière de concevoir les relations intergénérationnelles, qui peut nous aider à trouver des solutions, parce que dans une société monolithique on s’enferme souvent dans une sorte de dogme. C’est vraiment une chance d’avoir plusieurs visions, je le dis sincèrement, d’avoir des gens de différentes cultures et qui approchent les problèmes différemment, pour permettre l’émergence de nouvelles idées. C’est plutôt un enrichissement pour moi, et c’est clair que dans le débat de société on n’a pas le droit de laisser de côté les personnes issues de l’immigration.

Vous abordez aussi une question particulière, celle de la place des immigrants dans la société québécoise, qui en soi, est un enjeu de démographie. Pour le gouvernement du Québec, nous faisons moins d’enfants, on doit compter davantage sur l’immigration. C’est vrai mais c’est insuffisant comme discours, parce que si on voyait les immigrants uniquement comme des personnes venues combler des postes qu’on n’est pas capable de combler nous même, ce serait réducteur dans ce qu’est un être humain. Par ailleurs, selon des statistiques, vous le savez, il y a des communautés, particulièrement maghrébine, où le taux de chômage approche les 30%. De plus, nombre d’immigrants sont surqualifiés pour l’emploi qu’ils occupent. C’est une problématique sur laquelle il faut absolument se pencher, parce qu’on va créer des insatisfactions, des frustrations si on ne réussit pas à résoudre ce problème. Je crois comprendre que dans les politiques gouvernementales, le sujet est abordé. L’est-il suffisamment ? Je ne sais pas ! Mais depuis quelques années, il y a une certaine prise de conscience face à ce problème de sous emploi ou de la surqualification des immigrations dans des emplois trop peu qualifiés pour eux. La question de reconnaissance des acquis et des compétences a été prise en charge par le gouvernement. Elle n’est pas directement liée au vieillissement de la population mais elle doit être prise en compte, d’autant plus que cette question, dans les débats publics, n’est pas seulement soulevée par les immigrants récents. Il y a de plus en plus de Québécois de souche qui s’en préoccupent. À l’INM (Institut du Nouveau Monde), on fait partie de ceux qui s’en préoccupent. Dans nos activités, on s’assure toujours d’avoir un minimum de personnes issues de l’immigration et des nations autochtones. Parce qu’on trouve inadmissible de réfléchir à la société de demain sans l’apport des gens qui font partie de la population et qui ont les mêmes droits que les autres.



alfa : Pensez –vous que la société québécoise composera réellement avec les communautés culturelles, sans aucuns préjugés en vue de construire une nouvelle société?



Michel Venne : Aucune société n’est libre de tout préjugé, surtout au niveau de l’individu, qui a une multitude de préjugés à l’endroit de tout ce qui est étranger. Dans une société, quelle qu’elle soit, il y aura toujours des êtres qui on peur de l’étranger, qui n’aiment pas les étranger et qui ont de la difficulté à gérer leurs relations avec la différence et malheureusement, il y en aura toujours au Québec. Il faut faire en sorte que ces gens-là constituent une minorité, et la plus minoritaire qui soit. Je pense que la commission Bouchard-Taylor a permis au moins d’apaiser ce qui était une crise. Est-ce que toutes ces questions d’accommodements raisonnables sont réglées ? Non. J’ai quand même l’impression qu’il y a beaucoup de gens qui ont appris nombre de choses à travers ce processus. Mais la question reste sensible, d’autant plus que certains leaders politiques exploitent les préjugés d’une minorité pour se faire du capital politique. Cela est condamnable. On ne peut pas faire progresser, même une bonne cause, en créant de la discrimination ou en dénigrant un groupe entier de la société. Notre classe politique doit être prudente et surtout consciente de l’importance de maintenir non seulement un discours mais aussi des pratiques qui soient inclusives et accommodantes selon le contrat moral de la politique d’immigration de 1990 du Québec. Il faut que les immigrants qui arrivent ici sachent qu’ils arrivent dans une société déjà constituée et il est clair que c’est un donnant/donnant qui doit s’établir. À travers les activités organisées à l’INM, j’ai constaté qu’une grande majorité des immigrants qui arrive dans une société déjà constituée cherche à maintenir leur culture sans vouloir l’imposer à la majorité québécoise. L’inter culturalisme, c’est une interpénétration.

On ne peut pas, nous les Québécois, qui sommes là depuis plusieurs années, et ça inclue les gens de l’immigration arrivés à l’époque, dire aux nouveaux arrivants : vous, les immigrants vous allez vous confondre dans le paysage et en même temps leur dire nous sommes accueillants. Si nous sommes accueillants, il faut accepter cette interpénétration et accepter le fait que la culture québécoise soit influencée, se transforme au contact des personnes qui amènent ici des éléments de leur propre culture qui vienne enrichir celle de la majorité qui vit au Québec. C’est mon crédo à moi, c’est aussi officiellement le crédo du Québec. Il faut que ça soit celui de la société pour minimiser le discours contraire.



alfa : Comment voyez-vous concrètement la contribution des communautés culturelles dans la reconstruction des relations intergénérationnelles et interculturelles ?



Michel Venne : Provenant de diverses origines et continents différents, les communautés culturelles arrivent ici avec un bagage différent, par exemple la façon de voir la place de la famille ou l’éducation, la manière dont on traite les aînés et le respect que nous leur devons. Je ne veux pas non plus dire que la vision des personnes issues de l’immigration, des relations intergénérationnelles est idyllique. Cette façon de voir différemment les choses entre un haïtien et un marocain doit nous obliger d’entrevoir de nouvelles solutions.

Les immigrants peuvent nous dire que dans notre culture, il est inadmissible de traiter ainsi les aînés dans les centres d’accueil. Nous avons beaucoup à apprendre de ce qui existe ailleurs dans le monde. Et les immigrants peuvent constituer les messagers de ces autres façons de voir les choses. Je pense que l’apport issu de l’immigration et des minorités culturelles se situe principalement là-dedans. Ils apportent des visions différentes qui nous permettent de trouver d’autres voies et solutions qu’on ne serait pas capable de trouver si on s’en tenait qu’à nos traditions et à nos façons de faire. .



alfa : Par exemple, comment voyez-vous la contribution des nouveaux arrivants dans la concrétisation de l’idée des maisons intergénérationnelles pour qu’elles soient aussi interculturelles ?



Michel Venne : Personnellement, j’hésite à donner des exemples. C’est pour cela que je voudrai d’abord entendre la communauté maghrébine à propos des relations intergénérationnelles. Quand on organise des activités, on invite, quand on peut, les gens des communautés immigrantes. Je ne peux pas parler à leur place, ce que j’attends d’eux, c’est qu’ils soient le plus nombreux possible à participer à ce débat.



alfa : Comment comptez-vous rejoindre ces communautés et les faire participer à ces cafés des âges ?



Michel Venne : Je comprends votre idée. Vous avez tout à fait raison. La façon dont on procède, c’est qu’on s’associe à la table de concertation des aînés, au forum jeunesse et aux conférences régionales des élus des différentes régions du Québec. Nous comptons sur ces organisations pour faire circuler l’information dans leur propre réseau. On a convenu avec la table de concertation des aînés de Montréal de mieux organiser la promotion des cafés des âges, en identifiant par exemple, les arrondissements de Montréal ou les organismes communautaires de Montréal qui pourraient devenir des partenaires. Nous pourrons organiser ensemble ces cafés des âges dans leur communauté ou dans leur quartier. Il faut être présent là où les différentes communautés sont installées : à Ville Saint-Laurent, à Côte-des-Neiges, à Notre-Dame de Grâce, à Ahuntsic et à St-Michel. Nous travaillons de concert avec la table de concertation des aînés pour que nombre de gens de différents quartiers, peu importe leur origine culturelle et leur âge soient associés à ces rencontres. Nous avons un programme, qui s’appelle pont interculturel, des techniques d’animation interculturelle que nous pourrions mettre à profit dans les cafés des âges.

Il y aurait aussi une autre manière d’organiser le café des âges, c’est quelqu’un de l’INM, originaire du Maghreb, qui me l’a suggéré ; ce serait d’organiser un café des âges dans chacune des communautés, par exemple maghrébine. À travers votre journal, ce serait intéressant que nous puissions rejoindre des communautés maghrébines, qu’elle soit algérienne ou marocaine pour organiser un café des âges propre à chacune d’elle. Parce qu’au sein même de chaque communauté, il y a un choc dû à l’immigration. Les parents, les grands-parents ou famille proche ont déjà leur éducation, mais les enfants qui arrivent jeunes, ou qui naissent au Québec et grandissent dans un contexte nord-américain, québécois ont une vision des choses complètement différentes de celle de leurs parents, forcément colorée par leur fréquentation du système éducatif québécois, et par l’éducation qu’ils y reçoivent. Cela crée souvent des chocs et des problèmes intergénérationnels. C’est la raison pour laquelle ce serait intéressant qu’il y ait un débat sur cette question à l’intérieur même de chaque communauté avant qu’il ne soit interculturel. Il y a aussi un lien à instaurer entre les deux débats au sein des communautés et entre les différentes communautés, parce que c’est clair que les parents marocains, tunisiens algériens ou libanais veulent à tout prix transmettre leur culture à leurs enfants, tout comme moi je cherche à transmettre la mienne à mes enfants. S’il y a un problème intergénérationnel à cause du choc de l’immigration, on a tout avantage comme société québécoise, à ce que ce choc là soit atténué à l’intérieur même des communautés afin que la richesse de la diversité culturelle demeure.



alfa : Comptez-vous organiser un café des âges à destination de la communauté maghrébine ?



Michel Venne : Je profite de votre journal pour lancer un appel auprès de cette communauté. Si des centres communautaires ou centres culturels souhaitaient organiser un café des âges, je les invite à faire appel à nous. Notre matériel s’adapte à toutes les situations et à n’importe quel contexte. Dans les cafés des âges on pose trois questions qu’on adapte en fonction du public présent. Par exemple, quand on tient un café des âges à Rivière du Loup, on ne pose pas les mêmes questions que celles posées dans le cadre des cafés des âges à Montréal. Pour la communauté maghrébine, on pourrait s’asseoir avec les organisateurs partenaires et définir trois questions qui correspondent aux préoccupations de la communauté. Le café des âges est un instrument très souple et très facile à organiser, on peut même l’organiser à partir de notre site internet (générations.inm.qc.ca), en cherchant le guide d’animation. Toute personne peut prendre l’initiative de l’organiser et nous pourrons donner un appui et des conseils pour l’animation et assurer éventuellement une présence sur place pour de l’accompagnement. Toutefois, nous exigeons de nos partenaires un rapport sur ce qui a été dit pendant le café des âges. Cela nous permet d’avoir un feedback et une contribution. Tous les propos tenus seront pris en compte dans la synthèse générale de tous les cafés des âges.



alfa : Quel est l’aboutissement de cette synthèse des cafés des âges ?



Michel Venne : Le café des âges, c’est seulement la première étape de toute une démarche qui va se terminer en 2011 et qui s’appelle les Rendez-vous des générations. La synthèse de ce qui a été dit dans les cafés des âges, le résultat recherché c’est le portrait des préoccupations de tous les Québécois à l’égard du vieillissement de la société. Comment voit-on le vieillissement de la société en Gaspésie, à Montréal, en Abitibi, à Québec, ou ailleurs, et dans diverses communautés culturelles ? Tous les points de vues sont importants, que ce soit des jeunes ou des vieux. À partir de ces préoccupations, à la deuxième étape de notre démarche intergénérationnelle, on va définir les dix priorités qui ressortent de ce débat. Elles seront discutées de façon plus approfondie à différents niveaux. Les personnes ayant participé au niveau de toutes les régions et communautés vont être consultées de nouveau, mais de façon plus formelle sur les dix priorités choisies. Une documentation sur ces priorités sera mise à leur disposition. Par exemple, une des priorités, serait l’aménagement des milieux de travail de manière à pouvoir accueillir autant les jeunes qui veulent accéder à l’emploi que les plus âgés qui veulent rester en emploi et faire profiter l’organisation ou l’entreprise de leurs connaissances. Comment a-t-on réussit cette expérience au Japon, en Italie, dans les sociétés nordiques tel le Danemark ou la Suède qui ont su gérer cette dimension de vieillissement de la société dans les milieux de travail. La réflexion devra éclairer non seulement le conseil des aînés mais aussi le conseil de la jeunesse, le conseil de la famille, les différents ministères des deux gouvernements, fédéral et provincial concernés et les municipalités. La question du transport en commun sera également posée à tous les niveaux. Les consultations sur les dix priorités se feront à grande échelle. Parce que ce qui est visé, ce sont les pistes d’action pour ces préoccupations et les solutions à entrevoir pour que ce nouveau pacte social devienne une réalité, pour que le nouveau Québec puisse faire face convenablement au vieillissement de la société dans un contexte de diversité. Il y aura un document qu’on appellera « La déclaration des générations » qui contiendra des propositions concrètes sur la manière de changer les choses, les politiques gouvernementales pour répondre aux besoins créés par le vieillissement de la société québécoise.



Fatima Ladjadj
Mise en ligne :01/04/2010



 
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