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Septembre 2009

Yolande James souhaite la bienvenue aux immigrants

Pour convaincre les nouveaux arrivants, il faut passer des paroles aux actes

Yolande James souhaite la bienvenue aux immigrants
Yolande James, ministre de l'Immigration (ph alfa)

Le Québec dépend, pour sa survie, de l’effacement de son déficit démographique. Traduit en langage clair, de l’apport démographique d’une immigration qui se presse à ses portes. Pour l’année 2010, le Québec devrait accueillir 55 000 immigrants soit 20% de plus par rapport à l’année 2007. C’est un chiffre important, d’autant que la majorité des nouveaux arrivants s’installe à Montréal ou dans les environs immédiats, Laval et la Rive-Sud. Le seul vrai problème des immigrants qui s’installent est l’emploi. Bien qu’un nombre important d’entre eux soit scolarisé, souvent au niveau universitaire, il n’est pas facile pour les immigrants de se trouver un travail dans leur métier d’origine. La déperdition est dramatique, l’impression est déplorable : des ingénieurs, des architectes, des chirurgiens avec une longue expérience professionnelle se sont retrouvés à galérer pour gagner maigrement leur pitance. Les causes? Les Ordres professionnelles exigent des mises à niveau rédhibitoires, des parcours de combattant éreintants : Rabah, directeur d’une école nationale prestigieuse en Algérie s’est retrouvé, au salaire minimum, à faire de bas travaux. Déprimé, il a pris l’avion pour rentrer en Algérie où il n’a pas retrouvé l’emploi qu’il occupait. En face d’une réalité noire, les différents discours qui se relaient, et dont alfa, s’est fait l’écho depuis une dizaine d’années se ressemblent tous. Tous les ministres de l’Immigration qu’alfa a interviewé sont, grosso modo, sur le même discours. De François Perrault à Lise Thériault, l’optimisme était de rigueur. André Boisclair, André Boulerice, Joseph Facal, très volontaristes, se sont colletés avec un problème qui semblait les dépasser. Bien sûr, il faut nuancer. Des réussites particulières existent et notre journal les signale autant de fois que possible. Mais le gros de la communauté est affecté par une situation sur laquelle elle n’a pas prise et le gouvernement non plus. Le docteur Yves Lamontagne, président du Conseil des Médecins du Québec, refuserait-il de se faire soigne en Algérie, au Maroc, en Tunisie, sous prétexte que le médecin traitant n’est pas diplômé des universités du Québec. Plus généralement, une carie dentaire au Québec présente les mêmes caractéristiques qu’en Tunisie. Pourquoi donc un chirurgien-dentiste tunisien devrait-il faire la plonge dans le Vieux-Montréal sous prétexte qu’il n’a pas le diplôme pour exercer au Québec, dans une province où la pénurie de médecins se propage comme un cancer généralisé. Lors du lancement de la semaine de la campagne sur l’apport de l’immigration au Québec, le 28 septembre dernier, la ministre de l’Immigration et des communautés culturelles, Yolande James, dont le dada semble être l’emploi des immigrés , s’est dite désolée de la seule question que je lui ai posée : « Ne pensez-vous pas que l’immigration soit une bataille perdue d’avance?». Elle n’était pas la seule. Je l’étais également. Dans un pays où les besoins en emploi sont évalués à 700 000 d’ici à quatre ans, il est difficile de comprendre que la communauté maghrébine soit fauchée à ce point par le chômage. Une blessure d’autant plus vivement ressentie que Jean Charest, le premier ministre, a passé un accord avec la France pour l’installation des ressortissants de l’Hexagone dans La Belle Province dans leur métier d’origine. Les Maghrébins ont ressenti cette politique de facilitation comme une politique de deux poids deux mesures.





Mustapha Chelfi
Mise en ligne :28/09/2009



 
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