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Septembre 2009

Un plan pour l'école publique

Il n'y a pas de si, il n'y a pas de mais; il faut Réussir. La CSDM fixe les objectifs et les étapes pour y parvenir

Un plan pour l'école publique
Diane de Courcy, présidente de la CSDM (ph courtoisie)

Pour la première fois de son histoire, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) lance un plan d’action assorti de cibles chiffrées afin d’améliorer les résultats scolaires et d’augmenter la persévérance et les taux de réussite. Le plan Réussir est le résultat d’une vaste démarche de réflexion et de concertation avec l’ensemble du personnel, démarche qui nous a permis de déterminer les problèmes à résoudre dans nos écoles et les moyens d’y parvenir. Forte de cet exercice exemplaire mené depuis 2006, la CSDM présente aujourd’hui un plan concerté qui vise haut et qui vise juste.



La maîtrise du français – au cœur de tous les apprentissages – et le soutien aux élèves en difficulté constituent, pour les cinq prochaines années, les deux priorités pour l’ensemble des établissements de la CSDM. Le plan Réussir interpelle les enseignants, les directions d’école, les élèves, les parents, le milieu communautaire et la Commission scolaire elle-même. « Notre plan est un exercice de convergence des efforts de chacun, et nos cibles constituent des objectifs à atteindre sans compromis », a affirmé aujourd’hui la présidente de la CSDM, madame Diane De Courcy, à l’occasion d’une conférence de presse.



Chaque école devra élaborer un plan de réussite arrimé au plan de la CSDM et aura une obligation de résultat. Les bilans seront rendus publics à la fin de chaque année scolaire, la première année d’application étant 2010-2011.



Deux orientations



1. Améliorer la réussite par la maîtrise du français



Les élèves qui ne lisent pas ou qui éprouvent des difficultés en français écrit ou en lecture ont des résultats scolaires globaux inférieurs aux élèves qui maîtrisent le français. Or, nous observons que moins bons sont les résultats scolaires des élèves, plus ces derniers s’absentent de l’école. Pour contrer cette tendance qui risque de faire décrocher les élèves, la CSDM demande à ses écoles d’insister de façon prioritaire sur l’enseignement du français et de multiplier les interventions en lecture et en écriture, et ce, tant au primaire, au secondaire et en formation professionnelle qu’en formation générale des adultes. Il faut faire en sorte que, concrètement, tous les élèves lisent à 6 ans, lisent bien à 12 ans, écrivent bien à 13 ans et écrivent parfaitement à 16 ans.



La CSDM misera, entre autres, sur des programmes d’éveil au monde de l’écrit, le continuum de lecture au primaire, des bibliothèques plus animées, l’utilisation d’approches pédagogiques diversifiées et le dépistage précoce des difficultés en lecture et en écriture. L’introduction de classes de maternelle pour les enfants de 4 ans dans toutes les écoles primaires permettra de dépister rapidement les enfants présentant des difficultés. Cette mesure pourra être mise en œuvre aussitôt que le financement sera accordé par le gouvernement du Québec.







Cibles pour la maîtrise du français



La CSDM vise, d’ici 5 ans, une moyenne des notes de 80 % en lecture et en écriture au primaire, la moyenne actuelle se situant autour de 74 % en lecture et de 75 % en écriture. Pour le secondaire, la moyenne des notes en lecture et en écriture à la fin du 1er cycle est fixée à 70 %. La moyenne actuelle en lecture est de 59,9 % et de 60,5 % en écriture.



Pour le français du 5e secondaire, la CSDM fixe le taux de réussite des épreuves de fin d’année à 80 % en écriture (actuellement de 74,7 %) et à 85 % en lecture (actuellement de 83,9 %).



À la formation générale des adultes, les établissements accorderont plus d’importance à l’enseignement du français. Un plus grand nombre d’étudiants devront réussir leur cours de français, et la CSDM vise à hausser de 5 % le nombre d’élèves du programme « français de transition » qui entrent au secondaire.



De la même façon, la méconnaissance du français ne doit plus être un obstacle à l’apprentissage et à la pratique d’un métier. Les cibles varient selon les programmes de formation qui nécessitent une connaissance plus approfondie du français. « Mais tous les diplômes doivent être d’égale valeur, et tous les ordres d’enseignement doivent améliorer leurs résultats en français. Il n’y aura pas de diplôme à rabais », de poursuivre la présidente de la CSDM.





2. Soutenir les élèves qui présentent des besoins particuliers



La CSDM souhaite plus de souplesse dans l’organisation scolaire et plus de place pour le bon sens et l’expertise des enseignants, plutôt que des ratios maître/élèves normalisés. Il faut que les groupes d’élèves puissent s’organiser différemment et qu’un meilleur équilibrage s’effectue en tenant compte des élèves qui ont des besoins particuliers. Il faut de toute urgence identifier et soutenir les élèves à risque et leur offrir des services adaptés.



« Si nous souhaitons augmenter le taux d’obtention des diplômes, il faut connaître et suivre de façon très serrée chaque élève qui présente des besoins spécifiques. C’est pourquoi nous jugeons que le suivi individuel pour chacun des élèves à risque est une solution plus qu’appropriée. Par ailleurs, aux élèves allophones qui ont des difficultés en français, il faut offrir du soutien linguistique lorsqu’ils sont en classe d’accueil et lorsqu’ils intègrent les classes ordinaires. Nous estimons que l’actuel modèle des classes d’accueil est insuffisant et qu’il nous faut accompagner davantage ces élèves », de soutenir madame De Courcy.



La CSDM propose aussi de rendre plus efficaces la mise en œuvre et le suivi des plans d’intervention adaptés aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. Les enseignants qui intègrent des élèves handicapés devront être mieux accompagnés.







Cibles



Actuellement, 40,7 % des élèves obtiennent un diplôme de 5e secondaire après 5 ans, 48,2 %, après 6 ans et 55,9 %, après 7 ans. La CSDM fixe à 50 % le pourcentage d’élèves qui obtiendront un diplôme après 5 ans, à 60 %, après 6 ans et à 70 %, après 7 ans. En formation professionnelle, la CSDM entend hausser de 20 % le nombre d’inscriptions chez les élèves de moins de 20 ans et de 5 % le nombre d’élèves qui passent de la formation générale des adultes au secteur collégial.





Budget



La CSDM consacrera au plan Réussir un budget de 6,6 millions de dollars sur 5 ans. Pour madame De Courcy, « le plan Réussir, c’est plus qu’une simple question d’argent. Ce plan repose sur la force et l’expertise indéniables de notre réseau ainsi que sur la convergence des moyens et des objectifs que nous nous donnons. Il s’appuie sur la mobilisation du personnel, des familles et des communautés locales. »





Mise en œuvre



D’ici février 2010, chaque école établira un plan de réussite et fixera des cibles en fonction de ses résultats scolaires et en concordance avec les cibles de la CSDM. Il s’agit ici d’un effort collectif auquel est convié tout le milieu scolaire de la CSDM. Rappelons que toutes les propositions sont issues d’une vaste consultation menée auprès du personnel de la CSDM et de la communauté. Les moyens proposés permettront à chaque école d’élaborer son plan de réussite et d’atteindre ses cibles. Les écoles seront accompagnées de façon serrée et soutenue par le personnel de la CSDM. Les conseils d’établissement, les équipes-écoles, les parents et les élèves seront mis à contribution.



Rappelons que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) compte près de 100 000 élèves et plus de 15 000 employés répartis dans 126 écoles primaires, 29 écoles secondaires, 14 centres d’éducation des adultes, 8 centres de formation professionnelle et 27 lieux de services de scolarisation (écoles spéciales, centres hospitaliers, etc.). Le plan Réussir est disponible sur le site www.csdm.qc.ca.







(Communiqué)
Mise en ligne :16/09/2009



 
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