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Septembre 2009

Anie Samson, feu d'artifice au Riyad

À l’occasion d’un souper-bénéfice au profit d’Anie Samson, une soirée sympathique, multiethnique, diverse, enrichissante et enseignante

Anie Samson, feu d'artifice au Riyad
De gauche à droite : Anie Samson et Louise Harel (Courtoisie Youssef Regragui)

Anie Samson laboure le terrain politique depuis 15 ans. Un sillon droit, profond. Elle sème d’abord, récolte ensuite. Le B.A.-BA d’une belle moisson. La politique est une vraie bataille avec ses morts et ses blessés. Heureusement ce n’est pas pour de vrai. Ceux qui sont tombés se relèvent et repartent au combat. Le 1er novembre, c’est le vote pour les municipales. Anie Samson et son équipe se préparent à l’assaut. Il y a, avec la mairesse de l’arrondissement Villeray, Parc-Extension, Saint-Michel, Soraya Martinez, Harry Delva, Elsie Lefevre, Costa Zafiropoulos, d’origine, respectivement, chilienne, haïtienne, québécoise, grecque. S’étaient déplacés – Anie Samson a eu du mal à se les rappeler tous – des Pakistanais, des Bengalis, des Portugais, des Haïtiens, des Marocains, des Algériens, des Italiens, des Québécois, des adultes confirmés, des adolescentes étonnées – les deux nièces d’Anie Samson venues faire le coup de feu aux côtés de leur tante. Il y avait là, bien sûr, Louise Harel, la chef de Vision Montréal et Benoit Labonté, qui a eu l’intelligence rare de lui céder sa place. Un exercice difficile que l’iftar quand il est mêlé, comme ce fut le cas, de gens qui jeûnent et d’autres non. Un décalage cultuel et culturel qui est passé inaperçu grâce à Catherine Perrot et Qadam Chaier, les propriétaires du Ryad, qui se sont occupés de le résorber en faisant un double service à une demi-heure d’intervalle, ce qui a permis à tout le monde, pile poil, d’être synchrone quand la soirée a commencé.
L’enjeu est de taille. Entre Vision Montréal, emmenée par Louise Harel, et Union Montréal, par Gérald Tremblay, l’écart est mince selon les derniers sondages. Louise Harel a une longueur d’avance à cause des scandales qui ont éclaté à la mairie de Montréal et que Louise Harel exploite habilement à son profit. Une détermination qui a percé, tant dans le discours de la chef de Vision Montréal que celui d’Anie Samson qui espère être reconduite à la tête de l’arrondissement le plus multiethnique de Montréal. Une diversité qui résume la nouvelle donne d’une émigration qui se divise désormais, choisit ses représentants, fait entendre de plus en plus sa voix.
Les Maghrébins ont largement sensibilisé Louise Harel et Anie Samson à leur situation. Tant pour l’emploi que pour les visas aux membres de la famille, le message est passé. Reste- c’est le plus difficile-à trouver un début de réponse. Si la jonction se faisait entre la Ville de Montréal et Le Petit Maghreb, l’effet de levier ferait avancer ces deux dossiers empoisonnés.
Dans son discours, Louise Harel a rappelé ses engagements, a vitupéré ces deux équipes d’Emploi-Québec parties chercher en Belgique et au Brésil, des soudeurs et des informaticiens quand tant sont au chômage à Montréal. Décidemment, il y a comme cela des situations loufoques qui provoquent aigreur et frustration dans une communauté qui ne trouve pas la place qui lui revient dans un Québec qu’elle avait rêvé en couleurs et où elle découvre sa douleur. Dans la salle, pourtant, il y a avait bien des exceptions pour confirmer la règle : des ingénieurs, des banquières, des informaticiens, des hommes d’affaires, tous issus du Maghreb. Une belle réussite, une soirée sympathique, enjouée où des ethnies, évoluant dans des mondes parallèles et éloignés par des années-lumière, se sont retrouvés, par la magie électorale, assis à la même table.



Mustapha Chelfi
Mise en ligne :15/09/2009



 
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